Chirurgie esthétique : Est-ce si grave que ça ?

La solution radicale pour un regard lumineux !
30 octobre 2019
Ce que vous ne connaissez pas sur la rhinoplastie
4 novembre 2019

Faute morale ?

Lire que telle ou telle star est « accusée » d’avoir eu recours à la chirurgie esthétique, qu’elle a avoué l’avoir fait ou qu’elle est prête à le faire fait penser que la décision de faire une intervention relève de la catégories des faits graves.
En ayant un peu de lettres, on se souviendrait que la prudence réside toujours dans le juste milieu. Faire de la chirurgie plastique une action grave est sans doute exagéré, tout comme il est exagéré de considérer qu’elle relève du geste médical banal.
Associer les vedettes de cinéma, de la chanson, des télé réalité à de la délinquance physique est inopportun. Inopportun mais significatif d’un rapport peu apaisé à la chirurgie. S’en prendre à Kendall Jenner sur le ton de l’accusation, c’est lui dénier le droit à une beauté qui pourrait s’imposer à nous. C’est dire que le ressenti « elle est belle » repose sur un mensonge, que c’est interdit et qu’à ce titre elle n’a pas le droit de le faire.
En bref, c’est confondre le droit et la morale. Cette dame que personne ne connait en son for intérieur a parfaitement le droit de faire de la chirurgie esthétique. Si ce n’est pas interdit aux Etats-Unis, en France ou en Tunisie, c’est donc que chacun peut avoir le droit de se rendre en consultation et de demander à un chirurgien de lui refaire le nez ou le ventre.
Considérer que les interventions de médecine esthétique  de cette mannequin sont des fautes morales, c’est vouloir croire que le visage et le corps ne mentent jamais. Or, le maquillage, les vêtements, et plus globalement la séduction sont des formes de tromperie mais des forme de tromperies que nous acceptions car elles ressortissent à faits sociaux comme la séduction, le vivre-ensemble, le plaisir de la rencontre.

La star Kendall Jenner après une chirurgie esthétique

La star Kendall Jenner après une chirurgie esthétique

Attention aux abus

Si il n’est pas interdit de faire des opérations de chirurgie esthétique. Il n’est en revanche pas permis en droit à un chirurgien de vous encourager à en faire quand vous n’en n’avez plus besoin ou plus besoin.
Normalement, si votre imperfection n’en est pas une, ce n’est pas la peine de la corriger. Si vous avez déjà fait des interventions et qu’elles sont suffisantes, ce n’est plus la peine.
Mais ceci est théorique. Rien n’empêche réellement un professionnel peu scrupuleux à déroger à ces recommandations. Ce sont les exemples de défigurations associées à une répétition incompréhensible d’interventions qui pourraient à la rigueur nous autoriser à porter des jugements moraux. Malheureusement même si cela existe et notamment chez les personnalités du gotha mondain, elles sont et demeurent libres de leurs choix et sauf cas cette fois réellement grave, le chirurgien ne peut pas être tenu pour responsable en lieu et place de ces personnes.

Laisser un commentaire